L’avenir institutionnel de l’UE est l’un des trois dossiers -avec le climat et la crise économique- au menu du dernier Conseil européen de 2008 à Bruxelles, aujourd’hui et demain (cliquez ici pour lire notre article). Les 27 doivent en effet trouver une solution après le blocage du Traité de Lisbonne, rejeté par les Irlandais par référendum en juin dernier.
Comme la plupart des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy en tête, le préconisent depuis cinq mois, il est désormais fort probable que l’Irlande accepte d’organiser une nouvelle consultation, en échange de certaines garanties. C’est du moins le projet de compromis qui sera soumis au sommet européen aujourd’hui. Parmi ces exigences, figure le fait que Dublin puisse garder “son” commissaire européen.
Quelle pourrait être la date du nouveau référendum ? Difficile à dire. Dans le projet de compromis, l’Irlande s’engage “à chercher à obtenir la ratification du traité de Lisbonne d’ici à la fin du mandat de l’actuelle Commission” européenne. Ce mandat est censé être achevé au 1er novembre 2009.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso n’a cependant pas exclu que les 27 décident de le prolonger de “quelques semaines”, pour que la nouvelle Commission puisse prendre ses fonctions en même temps que l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Outre l’Irlande, celui-ci doit encore être ratifié par la République tchèque. Son Parlement vient de repousser l’examen du texte en février 2009.